Qui aurait pu pensé qu’un Power Shift est envisageable dans un contexte aussi troublé et tendu que celui de la République Centrafricaine? Pourtant Philippe Junior Sibiro, activiste environnemental et organisateur de 350.org depuis 2010 est determiné à le faire. Lui et ses collègues réunis au sein du  Nouvel Espace pour le Partenariat au Développement en Centrafrique et en collaboration avec les autres partenaires locaux songent à réunir et renforcer les capacités des acteurs de la société civile intéressés par la problématique climatique afin de conduire un plaidoyer d’envergure centré sur la vulgarisation des énergies renouvelables.

Ce qui étonne avec Philippe, c’est son calme imperturbable et sa détermination farouche. Depuis le retour d’Istanbul, il a montré un sens élevé de leadership dans l’élaboration du projet Power Shift aussi bien au niveau national que regional. Toujous présent dans les séances de coaching et d’échange, très réacif dans les mails, prêt à soutenir ses voisins de la region, Philippe a prouvé ses qualités d’activiste chevronné. Et ces efforts ont abouti à un projet qui comprendra un atelier de formation des jeunes leaders, une caravane de sensibilisation, et la délivrance publique d’un mémorandum sur les énergies renouvelables.

Philippe (chemise rouge et jaune) au milieu de ses pairs GPS d'Afrique Centrale

Philippe (chemise rouge et jaune) au milieu de ses pairs GPS d’Afrique Centrale

Toutes ces activités ambitieuses sont prévues dans un pays qui connait une instabilité socio-politique grave depuis plusieurs mois et des violences inter-religieuses continuelles et qui atteignent « des niveaux de brutalité sans précédent », selon les observateurs sur place. Devant cette tragédie, Philippe refuse de dramatiser ou de tomber dans un quelconque pessimisme: “Avec l’arrivée de la nouvelle présidente, nous espérons que les choses vont se stabiliser. Mais entre-temps, gardons le focus sur notre projet”.

 

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