Après les inondations catastrophiques qui se sont abattues sur Bujumbura (capitale du Burundi) les 9 et 10 février, faisant plus d’une centaine de morts, plus de 10.000 déplacés et des dégâts matériels incalculables, une vague de solidarité s’est immédiatement mise en place pour secourir les victimes.

 Devant cette tragédie sans précédent, les organisations locales et internationales, les agences onusiennes, les ambassades, les confessions religieuses, les particuliers et autres bienfaiteurs se sont rapidement mobilisés pour venir en aide aux centaines de blessés et déplacés sur les sites de Buterere, Kinama, Carama, au lieu dit Chez Buyengero et Benga dans Bujumbura Rural (Commune Isale).

Distribution de vivres et habits aux déplacés de Gatumba, Mai 2012

Distribution de vivres et habits aux déplacés de Gatumba, Mai 2012

Au-delà des interventions de la part des institutions spécialisées comme la Croix-Rouge, j’ai particulièrement été frappé par l’élan de solidarité, la spontanéité et l’empressement avec lesquels les citoyens ont réagi. Dans les quartiers, de petits groupes se sont organisés pour collecter vivres, habits, couvertures et argent. Des messages sur téléphone et réseaux sociaux ont circulé de façon virale dans les jours qui ont suivi les pluies dévastatrices. Les appels à l’aide ont été lancés dans les églises, mosquées, communautés estudiantines etc. L’ampleur de cette catastrophe a visiblement touché le cœur des Burundais qui, malgré leurs maigres ressources, se sont vite organisés pour apporter du secours aux victimes qui ont tout perdu ou presque. Alors qu’on la croyait disparue, les inondations de la mi-février ont prouvé que la solidarité-valeur si ancrée dans la tradition burundaise- est encore là, plus réelle que jamais.

Devant cette solidarité, plutôt impressionnante, je me suis posé la question suivante : sera-t-elle suivie par une prise de conscience profonde des conséquences négatives d’une planète qui se réchauffe de plus en plus, entraînant dans son sillage une série d’événements météo extrêmes, dont les inondations catastrophiques d’une intensité et fréquence sans cesse croissante ? Parce qu’en fin de compte, ce qui importe le plus, c’est une prise de conscience accompagnée d’actions concrètes à tous les niveaux. C’est ce pouvoir du peuple qui fait la différence quand les autres acteurs peinent à relever le défi !

 

 

 

 

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